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Arbitrage vidéo : soir de première

Nice 1-2 Monaco

10 janvier 2018

Arbitrage vidéo : soir de première

Pour la première fois entre formations de Ligue 1, l’arbitrage vidéo a été expérimenté lors du derby (1-2). Avec sobriété et efficacité.

18e minute de jeu. Alassane Plea égalise, l’Allianz Riviera exulte une première fois, puis retient son souffle en scrutant Clément Turpin. A quelques mètres du rond central, sur un parking de l’Allianz Riviera, Amaury Delerue (arbitre assistant vidéo principal) et Johan Hamel (assistant auxiliaire) examinent l’action, dans le camion « Hawk Eye » spécialement dédié.

L’info est validée : le buteur niçois était couvert au départ du ballon : quelques secondes après le but, M. Tupin lève le bras, l’Allianz peut célébrer l’égalisation, dans une seconde clameur. « L’assistant vidéo ne doit pas gêner la fluidité de la rencontre », a prévenu Pascal Garibian (Directeur Technique de l’arbitrage) avant le coup d’envoi.

Mission accomplie pour cette première soirée où la vidéo a offert une sécurité supplémentaire aux décisions sans mettre à mal le rythme des débats. Même si, du côté des acteurs, les sensations furent inhabituelles : « C’était bizarre, a confié Maxime Le Marchand après la rencontre. Ces buts où on attend s’il y a hors-jeu ou pas, ça gâche un peu les célébrations, on est un peu mitigés, on se retient un peu d’exprimer sa joie… Après c’est quand même très bien, ça reste juste. J’aurais aimé que Monaco connaisse des hors-jeu et pas nous, mais c’est comme ça. »

Comment fonctionne la vidéo ?

- Elle ne peut être utilisée que dans 4 situations précises : en cas de but marqué ; pour un pénalty sifflé ou pas ; en cas de carton rouge direct ; et pour corriger une erreur d’identité de joueur.

- 12 caméras ont été utilisées mardi soir par les arbitres vidéos. Deux arbitres (Amaury Delerue et Johan Hamel) ont décortiqué ces images depuis un car régie, afin de confirmer ou de corriger les décisions de Clément Turpin.

- L’arbitre central peut interpeller les arbitres vidéos du terrain, et vice et versa.

- Les joueurs ne peuvent pas réclamer l’utilisation de la vidéo.

Ils ont dit

Lucien Favre (entraîneur du Gym) : « Ce sont les débuts. J’ai vu qu’en Allemagne ils avaient des problèmes avec. Il faut que ça reste simple. Et attendre entre chaque but, carton etc, c’est compliqué... »

Leonardo Jardim (entraîneur de Monaco) : « Je soutiens l’arbitrage video. Bien sûr, tu perds 2-3 minutes, mais les erreurs vont diminuer ».

Pascal Garibian (DTA) : « Les arbitres s’entraînent depuis un an et demi. L’objectif n’est pas de ré-arbitrer le match, mais uniquement de vérifier et corriger si l’arbitre a pris une décision erronée. Nous sommes convaincus que l’assistance vidéo doit être essayée à grande échelle. Mais c’est une expérimentation, tout n’est pas parfait ».