Réaction
Puel : « Mettre le bleu de chauffe »
Claude, quel est votre sentiment après cette défaite ?
On le savait avant le match, il va falloir batailler. On a vu ce soir, notamment en première mi-temps, des joueurs « bloqués », en manque de sérénité. Qui avaient du mal a entreprendre, à se lâcher. Même lorsque l’on avait des bons ballons a exploiter. A 10 et menés au score les joueurs ont entrepris. C’est le propre des équipes dans une mauvaise passe. Maintenant il va falloir aller chercher le maintien, car chaque point va devenir important. Et il va falloir être lucide, ne pas paniquer, ne pas s’énerver bêtement comme on l’a parfois fait ce soir.
Etes-vous inquiet ?
Je suis réaliste. Il y a pas mal de points à aller chercher, il faudra en prendre une dizaine. Le problème n’est ni le classement, ni les équipes derrière nous. C’est les points à prendre. Il faudra batailler à chaque match. Etre prêt psychologiquement. Ce serait plus évident avec des joueurs matures qui nous manquent actuellement. Il faut mettre le bleu de chauffe. J’ai envie de voir mes joueurs entreprendre et jouer à leur niveau. On sait que c’est difficile pour des jeunes joueurs de s’exprimer en ce moment. Il faut garder la solidarité et la combativité nécessaire.
Le premier but toulousain vous semble-t-il litigieux ?
Je n’ai pas revu les images. Mathieu (Bodmer) est par terre et ne peut pas intervenir. Il nous manque pour intercepter ce ballon. Mais on ne peut pas en vouloir aux Toulousains de continuer l’action alors qu’ils étaient en position offensive.
L’exclusion de Palun est-elle le tournant du match selon vous ?
Ce sont des aléas de match. Ca nous prive de solutions pour forcer la décision c’est sûr. L’exclusion change la donne mais la réaction de l’équipe ensuite a été intéressante.
Votre équipe est-elle touchée psychologiquement ?
On voit avec Guingamp, qui était une équipe en difficulté, l’importance de l’aspect psychologique. Après plusieurs mois sans victoire ils nous battent dans les arrêts de jeu et derrière enchaînent en gagnant à Rennes. Ca peut aller très vite dans un sens comme dans l’autre.
On voit que nos joueurs ne sont pas en confiance, lorsque l’on a aligné 3-4 passes on sentait l’adversaire en difficulté mais ça ne s’est pas produit suffisamment souvent. Il n’y a pas d’autre alternative que de tout donner à chaque match, et l’effet « jeu » viendra de lui-même.
