Auxerre 2-1 Nice
Puel : « Notre performance n’est pas suffisante »
Claude Puel s’est exprimé en conférence de presse après la défaite de l’OGC Nice à Auxerre lors de la 33e journée de L1 (2-1).
Quelle analyse faites-vous de ce match et de cette situation au classement, à une journée de la fin, où vous êtes désormais sous pression maximale ?
On a fait une bonne entame, je pense. On a été conquérants, on a joué au ballon, on a pris les espaces et on a été récompensés. Au lieu de continuer à se projeter et à créer du jeu, on est rentrés dans un faux rythme. On s’est contentés de petites balles, d’assurer défensivement, de reculer. On s’est recroquevillés un petit peu derrière. On a laissé trop facilement cette équipe reprendre confiance et venir dans notre camp. On a essayé d’inverser la tendance à la mi-temps, d’aller de l’avant et de ne pas se contenter de ce qu’on avait fait pendant 20 minutes. Mais je pense que dans l’ensemble, même si on a deux balles d’égalisation sur des cafouillages, je dirais qu’Auxerre mérite sa victoire pour son investissement, son intensité. Quand on a été performants, on a fait reculer cette équipe et on était intéressants, mais ils ont montré qu’ils étaient beaucoup plus présents que nous.
Est-ce que vous avez l’impression que vos joueurs jouent un peu avec la trouille ?
Je ne pense pas, parce qu’on n’aurait pas aussi bien débuté. Mais après, peut-être que ça a compté quand l’équipe d’Auxerre a été beaucoup plus souvent présente dans notre camp, avec des centres, des longs ballons. On s’est mis en difficulté car on a laissé le jeu, on a arrêté de jouer et à partir de là, ils ont pris un ascendant et on a eu beaucoup de mal à inverser cette tendance. On a joué notre va-tout dans les dernières minutes en faisant rentrer des éléments offensifs. Ils ont été plus présents dans les duels, dans l’intensité, dans l’engagement, ce qu’on n’a pas été capables de faire. Et puis, par rapport au bon pressing qu’ils ont exercé, ils nous ont mis en difficulté. On a été sous pression et on a eu du mal à ressortir proprement les ballons. Notre performance ce soir n’est pas suffisante.
Cette occasion de Wahi à la 96e minute est-elle le symbole de votre saison, où ça ne tourne dans votre sens ?
On a des situations, des cafouillages, des occasions qui sont sauvées sur la ligne, oui, on peut revenir au score. Je pars du principe que c’est à travers le jeu, ce qu’on proposera, notre engagement, notre intensité et la qualité qu’on devra mettre sur le terrain qu’on gagnera le prochain match.
Vous affrontez dimanche prochain une lanterne rouge déjà reléguée (Metz), est-ce une bonne chose ou un piège ?
J’ai prévenu les joueurs. Metz n’a plus rien à jouer, tout simplement à jouer libéré, avec des joueurs qui veulent se montrer, des joueurs qui n’ont plus de pression pour exercer leur métier. Metz a de la qualité, des joueurs qui vont vite, qui prennent les espaces, ils sont performants dans les duels. Toutes les équipes du bas de tableau sont bien présentes. Contre Metz, ça ne sera pas facile, il faudra montrer un tout autre visage.
Le fait d’être barragiste, psychologiquement, est-ce plus difficile ou de toute façon faut-il gagner sans plus rien calculer ?
Même lors d’un dernier match, il peut y avoir beaucoup de choses qui peuvent changer.
