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Yannick, footballeur, supporter et héros

Supporter

1 décembre 2020

Yannick, footballeur, supporter et héros

Mi-octobre, Yannick Muller, footballeur amateur, accompagné de 3 autres personnes, sauvait la vie d’un arbitre, victime d’un arrêt cardiaque en pleine rencontre de championnat. Employé chez INEOS dans l’Est de la France, Yannick est tombé amoureux du Gym il y a plusieurs années. Rencontre.

Dimanche 18 octobre, Farébersviller accueille Creutzwald en championnat de 2e division de District. À quelques minutes de la pause, l’officiel du match s’écroule au centre du terrain. Yannick Muller, défenseur central chez les visiteurs, raconte : « Je n’ai pas vu tout de suite que l’arbitre s’était effondré, on ne réalise pas immédiatement ce qui se passe. Heureusement, nous étions plusieurs à être formés aux gestes de premiers secours. » Rapidement, une chaîne de solidarité se met en place. Deux supporters du club local interviennent en compagnie de Yannick et de l’un de ses coéquipiers : « Les supporters sont ambulancier urgentiste et infirmier, mon coéquipier kiné et moi je suis sauveteur secouriste du travail ». En équipe, les 4 hommes ramènent l’arbitre à la vie. « Le défibrillateur l’a sauvé » conclut avec modestie l’un des héros du jour.

Footballeur amateur, Yannick Muller s’est vu transmettre la fièvre rouge et noir par son frère Christophe : « Il a emménagé à Saint-Laurent-du-Var il y a une quinzaine d’années et on va voir des matchs quand je vais dans le sud. » D’abord « à la maison » au stade du Ray pour un Nice - Lorient qui n’est pas resté dans les annales. « Un très bon moment » se souvient malgré tout Yannick qui garde aussi en mémoire un déplacement au Vélodrome : « On est partis avec tous les supporters du Gym à Marseille en voiture, c’est mon meilleur souvenir avec le Gym. C’est la première fois que je faisais un déplacement. C’était beau. »

Coïncidence, cet amoureux de l’OGC Nice travaille, depuis 2016, chez INEOS, propriétaire du club azuréen, « dans une usine basée à Sarralbe qui fabrique des polymères. Je suis « cabinier », c’est-à-dire que je pilote une installation de fabrication de polyéthylène et de polypropylène. »

Salué pour son geste de bravoure, l’un des héros du dimanche 18 octobre a eu la bonne surprise de recevoir un maillot rouge et noir dédicacé par l'ensemble de l'effectif : « Je ne m’y attendais pas, ça me fait vraiment plaisir. Mon frère m’avait caché ça. Je ne vais pas le porter, je vais le mettre dans un cadre ».

M.S.