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JP Rivère : « Notre seule préoccupation, c’est la santé »

Conférence

13 mars 2020

JP Rivère : « Notre seule préoccupation, c’est la santé »

Jean-Pierre Rivère s’est présenté en conférence de presse, accompagné de Patrick Vieira et de Jean-Philippe Gilardi, responsable du service médical du Gym. En pleine période de crise sanitaire liée au Covid-19, le président de l’OGC Nice a planté un cadre collectif orienté vers un double objectif : s’adapter à l’évolution des événements et préserver la santé des salariés du Club.

Que pensez-vous de la suspension du championnat ?
Elle est logique. Il y a des données très importantes sur le plan sanitaire. On voit bien que c’est un phénomène qu’on a du mal à contrôler. La suspension était la meilleure décision à prendre à ce jour. Et cette décision a été unanime, il n’y a même pas eu de débat entre nous. Il y a des situations exceptionnelles, il faut prendre les mesures nécessaires. Notre seule préoccupation, aujourd’hui, c’est la santé de tout le monde et des joueurs. Un cadre a été mis en place par le docteur. Peut-être que ce ne sera pas pareil dans 3 jours. Il faut s’adapter et évoluer avec ce phénomène.

Pourquoi cette décision a-t-elle été un peu longue à venir ?
On prend la décision mardi de faire des huis clos. Hier soir, il y a eu un discours présidentiel avec des mesures très claires, notamment pour les écoles et les enfants. On ne peut pas rester à l’écart de ça. Ce qui était vrai il y a 3 jours ne l’est plus aujourd’hui, et ce qui est vrai aujourd’hui ne le sera peut-être pas demain ou après-demain. On est face à un phénomène évolutif, on essaie de s’adapter du mieux possible. Aujourd’hui, on a pris des décisions, est-ce qu’elle seront confirmées demain, lundi, mardi ou mercredi, je n’en sais rien.

Il y a des clubs qui vont peut-être suspendre les entraînements, d’autres qui vont continuer malgré tout. Personne aujourd’hui ne détient la bonne solution et la bonne réponse. Le fait de donner un cadre de rigidité et de contrôle accentué au Club peut permettre, à l’extérieur, de garder en tête toute cette notion de contrôle et de surveillance. Mais encore une fois, tout peut changer. Peut-être que le coach viendra lundi vous dire que l’entraînement est suspendu. Pour l’instant, on est dans ce schéma. On évoluera au fur et à mesure. Actuellement, il ne reste au club que les personnes qui travaillent autour des pros.
 

L’ensemble de la population est impacté. Il faut être solidaire"


Est-ce que vous êtes en contact avec la LFP ?

Il n’y a pas de consignes de la LFP, mais il est évident que nous sommes en contact permanent, car c’est très évolutif. Imaginons qu’un joueur soit porteur du virus, ce qu’on vous dit là ne sera plus valable et on va mettre tout le monde en quarantaine. Malheureusement, on n’a pas de boule de cristal. On ne connaît pas l’évolution des choses ou les cas particuliers qui peuvent se présenter. On est condamné à s’adapter. Après, il n’y a pas que le football. L’ensemble de la population est impacté. Il faut être solidaire de ce qui se passe dans l’ensemble du pays. Les conséquences économiques sont pour tout le monde. Chacun essaie de gérer au mieux les événements.

Si le championnat ne peut pas reprendre, comment déterminer le classement final ?
On a évoqué les sujets de cet ordre ce matin mais personne n’a la réponse à cette question et à bien d'autres. On a des dates, comme par exemple le 30 juin, car des joueurs sont en fin de contrat. Tout ça, ce sont des problématiques qu’on résoudra au fur et à mesure. On s’adaptera. Est-ce que l’épidémie aura disparu dans deux semaines, 1 mois, 4 mois ? Personne n’a la réponse. Si je vous affirmais quelque chose, je serais nécessairement dans le faux.

Le championnat ne peut donc pas aller au-delà du 30 juin ?
On ne sait jamais mais ça me semble compliqué. Encore une fois, je n’ai pas de certitudes. Peut-être que l’UEFA va décaler l’Euro à l’année prochaine, ce qui permettrait effectivement de jouer en mai ou en juin, chose qui n’était pas prévue. Ça peut être une soupape de sortie. Mais pour l’instant, ce sont des questions secondaires car la priorité, c’est de gérer la propagation de ce virus. Après, on aura le temps de se poser les questions et j’espère qu’on trouvera les solutions et les réponses.