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Bellion : "Nissa la Bella, ça donne les larmes aux yeux !"

Interview

17 janvier 2020

Bellion : "Nissa la Bella, ça donne les larmes aux yeux !"

Aiglon entre 2006 et 2007 puis de nouveau en 2011, David Bellion est désormais "Brand Manager" du Red Star. Alors que le Gym s'apprête à recevoir le club francilien en 1/16e de la Coupe de France (ce samedi à 13h), l'ancien attaquant a décroché son téléphone.

C’est à la pointe de l’attaque du Gym de Frédéric Antonetti que David Bellion, formé à l’AS Cannes, connait ses premières émotions en Ligue 1. Et il se plaît à se remémorer ces moments : « Nice est un club familial, les supporters ont toujours été tops avec moi. Récemment, j’ai réécouté Nissa la Bella, j'ai eu les larmes aux yeux ! C’est la plus belle musique du football ». Après avoir arpenté les terrains de Premier League sous le maillot de 3 clubs différents avant de fréquenter l’OGC Nice puis Bordeaux, le buteur achève sa carrière de footballeur, en 2015, dans les rangs du Red Star.

Un choix tout sauf anodin pour le natif de Sèvres, en Île-de-France. Au moment de quitter la Gironde, le champion de France 2009 n’a qu’une envie : rejoindre Paris pour se rapprocher de ses autres passions : « J’ai toujours été profondément attiré par la musique, la mode, la photo, le cinéma… Je suis quelqu’un de très curieux et j’aime être au courant des choses dans tous les domaines ».

De footballeur à « brand manager »

Bellion atterrit alors à Saint-Ouen au sein du si singulier club de l’Etoile Rouge, « le Red Star est très populaire et a une histoire extraordinaire ».

Après une trentaine de matchs avec les Audoniens, l’avant-centre met un terme à sa carrière de sportif et entame alors sa reconversion. Le finaliste de la Coupe de la Ligue 2006 avec le Gym n’emprunte pas la même voie que la plupart des anciens joueurs. Il accepte la proposition de Patrice Haddad, Président des Vert et Blanc, qui lui offre la fonction de « Brand Manager » : « Mon travail, c’est de développer la marque Red Star et d’engager la communauté autour du club. On respecte beaucoup son riche passé et ceux qui l’ont construit. On essaye de le raconter, avec amour et passion, tout en faisant entrer le club dans l’ère moderne ».

« Bauer me fait penser au Ray »

Cette position sonne alors comme une évidence pour l’ex-Bordelais : « J’ai toujours eu cela en moi. L’idée de devenir directeur créatif puis « Brand Manager » est venue au fur et à mesure. Encore joueur, j’assistais à des réunions après les entraînements. Lorsque j’ai arrêté ma carrière, je me suis lancé. » D’autant plus dans un club qui fait remonter, chez lui, de bons souvenirs : « Le Red Star, dans l’énergie qu'il dégage, me rappelle beaucoup l’OGC Nice de mon époque. Et le Stade Bauer m'évoque le Stade du Ray même si l’ambiance y est différente ».

Si son emploi du temps chargé l’empêchera d’être à l’Allianz Riviera ce samedi, il ne manquera pas de suivre le match entre : « les deux clubs les plus populaires dans lesquels [il a] eu la chance de jouer ».

"Nice, de très bons souvenirs"

Mis à l’honneur le 12 janvier 2019 à l’occasion de la réception de Bordeaux (1-0), David Bellion en garde un souvenir ému : « Quand on m’a proposé de revenir à Nice, je n’ai pas hésité une seule seconde. Ça a été beaucoup d’émotions pour moi de venir à l’Allianz Riviera et de recevoir le trophée d’ancien Aiglon. J’ai grandi dans cette région et Nice ce sont de très bons souvenirs. Lorsqu’on me parle du Gym, je pense immédiatement au Stade du Ray, un lieu mythique, et à l’équipe incroyable qu’on avait : Cyril Rool, Marama Vahirua, Hugo Lloris… J’aimerais aussi avoir une pensée pour le Berger ».

Malgré l'éloignement, l’ancien attaquant continue de suivre de près l’évolution du club : « Le projet niçois est très inspirant. C’est très intelligent ce qu’il s’y passe, dans tous les domaines. Ce qui est fait au niveau de la formation est très intéressant. Et j'aime beaucoup le travail de Patrick Vieira, contre qui j’ai eu la chance de jouer en Angleterre. C’est encourageant pour l’avenir ».

Michel Saad