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« Nous avons rechargé les batteries »

Interview

18 novembre 2015

« Nous avons rechargé les batteries »

A 23 ans, il est « le boss » de l'entrejeu niçois. Celui qui récupère, régule, oriente. Celui qui porte le brassard quand Mathieu Bodmer est absent. Montre l'exemple par le jeu. Recadre. Sentinelle inamovible du Gym, Papy Mendy reste bien droit en toute circonstance. Ce qui offre à son discours la même efficacité qu'à ses performances. Avant de reprendre le championnat face à Lyon, et au milieu d'une période difficile pour tout le pays, le numéro 22 fait le point sur le dernier mois de compétition.

Papy, la trêve est-elle plus propice au repos ou à l'effort ?
Vu qu'on a beaucoup enchaîné depuis quelques semaines, elle était surtout axée sur la récupération et les soins. Evidemment, nous avons tout de même continué à bien travailler, mais on a surtout profité de cette coupure pour bien recharger les batteries.

En aviez-vous besoin ?
Je pense. Notre jeu est basé sur les demandes, les déplacements, le mouvement. C'est beaucoup plus difficile de tout mettre en place quand il y a de la fatigue. Quand elle est présente, il faut présenter autre chose, comme nous avons su le faire à Marseille.

Quelles sont justement « ces autres choses » ?
De la technique, tout d'abord. Lors de la première mi-temps, nous avons mis beaucoup de qualité dans nos échanges. En seconde, on a su tenir. On a fait le dos rond. Il y a des matchs où il faut savoir le faire, on a prouvé qu'on était capable de mettre ces ingrédients-là. Par ailleurs, nous n'avons pas pris de but lors de 2 des 3 dernières rencontres. C'est également un élément important. Plus largement, cette dernière victoire a fait du bien au niveau comptable et sur le plan mental.

Rennes, le GFC Ajaccio, Lille, Nantes, Marseille... il vous est arrivé de traverser des périodes difficiles durant ces rencontres : avez-vous douté à l'intérieur du groupe ?
Non. Par contre, forcément, quand tu ne gagnes plus, ça fait réfléchir. Tu te poses des questions. Nous nous sommes rendu compte que les adversaires avaient compris notre jeu, nous étudiaient beaucoup. Le football nécessite de la réflexion, surtout quand on veut développer un jeu comme le nôtre. On s'est donc attelé à penser différemment, et à penser à la manière de reprendre notre chemin.

Dans cette réflexion, vous êtes-vous dit que les efforts défensifs étaient l'une des clefs de votre jeu porté vers l'avant ?
Oui, mais ce n'est pas un élément nouveau. Depuis 6 mois, nous faisons de très belles choses au niveau du jeu, ce qui a une conséquence simple : nous sommes de plus en plus attendus. Nos progrès dans le domaine défensif sont les plus flagrants en ce moment. Face à Lille, nous n'avons pas fait un très bon match, mais nous sommes restés costauds. Contre l'OM, nous avons également su apparaître soudés en 2e période. Les efforts et la concentration commencent à payer. Pour autant, on ne travaille pas seulement cet aspect-là. On bosse dur au quotidien pour continuer à s'améliorer de partout.

Vendredi, retour au championnat, avec la réception d'un gros morceau...
C'est ça. Lyon est une équipe qui revient en force. Ils ont repris confiance, notamment lors du derby remporté face à St-Etienne, juste avant la trêve. Ils possèdent de beaux joueurs, dont Alexandre Lacazette, qui sort d'une grosse prestation (triplé face à st-Etienne, ndlr) et qui a été critiqué en début de saison. Ce sera très compliqué, à nous de jouer notre carte comme il faut.

Qu'est-ce qui pourra faire la différence ?
Notre efficacité offensive. Peut-être que nous aurons moins le ballon que d'habitude, que nous nous procurerons moins d'occasions. Quand elles arriveront, il ne faudra pas les laisser passer et les mettre au fond. Le tout en restant bien compact derrière, comme nous avons su le faire lors des derniers matchs.

Un beau match de foot reste également un moyen d'apporter du plaisir dans des moments compliqués...
Les moments que nous vivons actuellement sont très durs pour tout le monde. Avant toute chose, je tiens à dire qu'on a une grosse pensée pour les familles des victimes. Dans des périodes comme celle-là, c'est toujours difficile de trouver les mots. Je crois qu'on peut simplement se montrer solidaires, et faire de notre mieux pour avancer.

C.D.