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Abriel, une page se tourne

Départ

3 juin 2014

Abriel, une page se tourne

L’aventure niçoise prend fin pour Fabrice Abriel. Son contrat, arrivé à terme, ne sera pas prolongé. A 34 ans, il a disputé le dernier de ses 94 matchs sous les couleurs du Gym contre Lyon, le 17 mai.

Sa sortie du terrain face aux Gones, chaleureusement applaudie par le public niçois, sera celle des adieux au public niçois. « Je dis bravo à Fabrice. Après une première saison difficile, il a inversé la tendance », souligne Jean-Pierre Rivère. « Il a été un garçon important, y compris quand il ne jouait pas. Il s'est toujours remarquablement comporté et je l'en remercie. Nous avons besoin d’évoluer et nos routes se séparent aujourd’hui. On lui souhaite bonne continuation. »

 

Abriel : « De très bons moments »

C’est avec la même élégance qu’il affiche sur le terrain que Fabrice Abriel commente pour OGCNice.com la fin de son aventure niçoise. Un club auquel il souhaite le meilleur, et auquel il restera très attaché.

Fabrice, ton histoire avec l’OGC Nice se termine. Comment as-tu accueilli la nouvelle ?
Bien. Quand tu es en fin de contrat, tu ne vois pas plus loin que cette échéance. C’est la fin d’une aventure. Elle a duré trois ans. Et j’ai vécu de très bons moments. J’étais arrivé avec la volonté d’apporter quelque chose. L’objectif commun est que ce club devienne un des très bons du championnat. A titre personnel, c’est allé crescendo après une première saison timide. Pour moi le bilan est positif parce qu’il y a eu une montée en puissance. Et progressivement j’ai été amené à jouer un rôle de grand frère.

Tu t’es épanoui dans ce rôle…
Ca collait bien avec le projet du club. C’est un rôle que Claude Puel a renforcé à son arrivée. C’est une échéance que j’avais jusqu’ici repoussée psychologiquement, parce qu’elle t’amène à être davantage dans le partage que dans l’apprentissage, et j’avais toujours cette envie et ce besoin. Avec l’âge et l’expérience, la balance devait pencher plus de ce côté petit à petit. Tout en continuant toujours d’apprendre, j’ai aimé transmettre à mon tour. C’est un autre plaisir. J’ai eu des échanges avec beaucoup de joueurs. Avec Valentin (Eysseric), Alexy (Bosetti),… le petit Albert, ne serait-ce qu’en raison du poste qu’il occupe. Avec Neal (Maupay) j’avais aussi une relation particulière. C’est un jeune qui habite à côté et comme il n’a pas le permis je l’amenais et le ramenais tous les jours. Après, il n’y a pas que le partage. L’apprentissage se fait aussi et surtout par soi-même, bien entendu. Cette jeunesse est pleine de promesses. Et Nice peut compter sur un entraîneur comme Claude Puel pour les encadrer et favoriser leur éclosion.

Quels sont tes meilleurs souvenirs ?
C’est global. C’est de vivre des choses aussi positives après avoir lutté pour le maintien. Tout va très vite d’une saison à l’autre. Ce sont certaines victoires avec du panache…

Et deux buts au Vélodrome ?
En fait, quand je suis arrivé je ne pensais pas du tout qu’il y avait autant de rivalité. Je ne l’avais pas ressentie plus que ça lorsque je jouais à Marseille. Quand j’ai signé ici, j’ai compris. Donc marquer deux fois au Vélodrome, et participer à plus de succès que de défaites face à l’OM, ce fut un peu comme mon visa (sourire). Ca a contribué à prouver mon attachement à l’OGC Nice. Et je suis très content de m’être mis au diapason de l’identité du club et de la ville de Nice.

En trois ans, le club a changé…
Il a grandi, beaucoup et rapidement. Cela a été perceptible grâce à nos résultats l’an dernier, mais aussi au projet global, avec les nouvelles infrastructures comme l’Allianz Riviera cette saison et le futur centre d’entraînement et de formation. Ce sont des éléments qui permettent de progresser. Tout comme la génération qui a remporté la Gambardella en 2012 est un signe positif pour l’avenir. Quand on ajoute ça à une identité forte, on se dit que l’OGC Nice est sur la bonne voie. Même si c’est un rêve, on ne jouera pas la Ligue des Champions tous les ans. Mais l’équipe a de belles heures devant elle. Tout le monde est de passage dans un club. A chacun d’apporter sa pierre à l’édifice. J’espère que c’est ce l’on retiendra de moi.

As-tu un message à passer aux supporters par l’intermédiaire d’OGCNice.com ?
Déjà leur dire merci. Merci pour m’avoir adopté, moi l’ancien marseillais, l’ancien parisien. Et merci de m’avoir poussé à donner le meilleur. Nos supporters sont vraiment à féliciter et remercier pour leur soutien au quotidien. Même quand ils sont déçus, ils sont derrière nous. Ils donnent une belle image et font partie du club. Donc merci à eux, et merci à tous, au président, à l’entraîneur, à mes coéquipiers,…

Que peut-on te souhaiter à présent ?
De continuer à vivre de ma passion en continuant de jouer le plus longtemps possible. Ma future destination n’est pas arrêtée, mais j’ai la santé et l’envie de continuer. Et moi, je souhaite à l’OGC Nice de continuer à grandir et à se mêler au haut de tableau. C’est un club auquel je vais rester très attaché.