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Yeso Amalfi |
Au début de ce siècle le
football n'est qu'un petit sport parmi tant d'autres et les journaux locaux
n'en parlent pratiquement pas. Pourtant le pionner du football azuréen
existe déjà: c'est le Football Vélo Club de Nice
qui comme son nom l'indique est un club omnisports, ce qui était
pratique courante en temps là. Ses couleurs sont le rouge et le
noir. L’ancêtre de l’OGC Nice actuel, le Gymnaste Club
de Nice (GCN) lui, est né dans le quartier des Baumettes le 9 Juillet
1904 à La Pergola, avenue Carlone, avec pour but la gymnastique
et les exercices athlétiques. Les maillots sont bleu et noir.
Pendant quatre ans, le Gymnaste Club va ajouter différentes sections
sportives (notamment bouliste) et peu à peu devenir un club respecté
dans la région. Le 6 Juillet 1908 le Gymnaste Club se divise en
deux, la section boules garde le nom, les autres sections deviennent le
Gymnastes Amateurs Club de Nice (GACN) qui s'affilie à l'USFSA.
(Union Sportive Française des Sports Athlétiques), l'organisme
national le plus important, et une section football est enfin crée,
qui jouera son premier match le 29 novembre en battant 6-0 le Stade Niçois.
Pour sa première saison le GACN finira 5ème du championnat
de 3ème série.
Le 6 Octobre 1910, les deux entités du club se regroupent sous
l’ancien nom de Gymnaste Club de Nice qui s'affillie à l'
USFSA.
Pendant ce temps, en novembre 1912 le Football Vélo Club de Nice
devient le Football Club Libertas, puis change encore de nom le 8 mai
1913 pour devenir le Football Athlétic Club de Nice (FACN) tout
en conservant ses couleurs rouge noir.
En début de saison 1913/1914, une mini poule (Prix Espérance)
est organisée entre 3 clubs de 2ème série. Les 2
premiers (US Antiboise, GCN) montent en 1ère série. Et voilà
donc le Gym qui accède à la plus haute division régionale
de l'époque.
Malheureusement la guerre 14-18 éclate et le GCN va être
en sommeil suite à la mobilisation de ses adhérents. Il
reprendra ses activités en fin d'année 1917.
Le 22 mai 1919 le FACN fusionne avec le Gallia Sports de Nice pour former
le Gallia Football Athlétic Club. Ce nouveau GFAC n'a plus le lustre
de son vieil ancêtre du Football Vélo Club et finalement
le 20 Septembre 1919 le Gymnaste Club de Nice va l'absorber et adopter
en son honneur couleurs rouge et noir.
Le 22 décembre 1924 lors de son assemblée générale
le vieux GCN dont le nom ne définissait plus tous les sports pratiqués
devient l'Olympique Gymnaste Club de Nice. Le mot Olympique est à
la mode, puisque les Jeux du même nom viennent de se dérouler
en France.
Notre club va s'illustrer sur le plan national pour la première
fois en 1931 et 1932, parvenant à chaque fois en ½ finale
de la Coupe de France. Le premier championnat professionnel est lancé
cette même année 1932 et le Gym va s'y inscrire et y être
admis en compagnie de ses voisins Antibois et Cannois.
Cette première saison est constitué de 2 groupes de 10
équipes. L'OGC Nice finira 7ème et conservera sa place en
division 1 (les 7 premiers de chaque groupe sont qualifiés).La
deuxième saison sera moins glorieuse. Finissant 13ème nous
aurions du être relégués en division 2 mais la Commission
du Championnat va nous exclure. Elle avait en effet promis aux clubs du
Nord de ne pas engager d'équipe au Sud de la Loire pour éviter
de trop longs déplacements.
Nous sommes contraint d'abandonner le professionnalisme et même
si le statut pro nous est rendu assez rapidement, les championnats étant
alors commencés, nous passerons notre année à jouer
des matchs amicaux. Nous sommes admis en Division 2 en 1935/36 et nous
y resterons jusqu'en 1938/39.
La deuxième guerre mondiale va empêcher pendant 6 ans d'organiser
des championnats nationaux. Nous serons champion de France, zone Sud Est
en 1940, mais ne pourrons pas jouer les phases finales contre les autres
champions de zone, ces dernières ne pouvant pas terminer leurs
compétitions.
Le 15 juin 1943 le professionnalisme est remplacée en France par
des équipes « fédérales ». L’OGCN
devient partie de l'équipe fédérale Nice-Côte
d'Azur. Dissolution en 1944, l’OGCN pro renaît.
Le 18 août 1943 la section amateur fusionne avec Les Sportmen
de Nice et devient l’OGC Nice-Sportmen.
A nouveau ½ finaliste de la Coupe en 1945, nous intégrerons
la nouvelle division 2 reconstituée pour la saison 1945/46. Le
21 mars 1946 la section amateur se sépare des Sportmen et redevient
OGC Nice.
Champions au terme de la saison 1947/48, nous remontons en division
1 pour y entamer notre plus belle décennie : 4 titres de champion,
2 Coupes, 2 fois quart de finaliste en Coupe d'Europe.
Les 50 glorieuses
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Deuxième titre de Champion
de France en 1951/52 |
Le premier titre (1950/51) sera acquis
dans des conditions extraordinaires. Dernier après 6 journées,
seulement 9ème à 13 journées de la fin, nous allons
remonter petit à petit et ne nous emparer de la première
place qu’à l'avant-dernière journée.
Finissant à égalité avec Lille, nous sommes sacrés
au goal-average (buts marqués divisés par buts encaissés:
1,587 pour Nice contre 1,325 pour les lillois). Trois autres équipes
finissant à un point !
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Le
mythique retourné de Pancho Gonzalez en finale 1954 contre
l'OM |
La saison suivante, nous allons conserver notre
titre (c'est une première dans le football pro en France) et
de plus faire le doublé en battant Bordeaux
5-3 en finale de la Coupe de France que nous remporterons à
nouveau 2 ans plus tard contre Marseille
(2-1). Encore 2 années et nouveau
titre de champion (1956) suivi de notre première apparition
en Coupe d'Europe (battu en ¼ de finales par le Real Madrid).
Trois années passent et dernier
titre (1959) suivi d'un nouveau ¼ de finale européen
et toujours contre le Real qui s'inclinera 3-2 à Nice mais qui
remportera quelques mois plus tard sa cinquième Coupe des Clubs
champions consécutive. Les années soixante ne nous seront
pas très favorables. Quatre places de ¼ finalistes en Coupe
de France et des éliminations sans gloire en Coupe des Villes de
Foires (ancêtre de la Coupe de l’UEFA).
70's : la décennie des regrets
Relégués en division 2 en 1964 et 1969 nous remontons immédiatement
çà chaque fois. La décennie soixante-dix sera celles
des occasions perdues malgré l'arrivée de très nombreux
internationaux français et étrangers (3 fois deuxièmes
en championnat, finaliste seulement de la Coupe, une seule bonne saison
européenne en 1974). Les « milliardaires de la Côte
» comme l’on nous appelait ont vécu. Le club vivote
et malgré des jeunes prometteurs va descendre à nouveau
en 1982.
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Un succès mémorable
: 6-0
face à Strasbourg lors des
barrages retour 1990 |
Après trois ans de purgatoire, nous voici de retour parmi l'élite
pour 6 saisons. Notre meilleur classement des 25 dernières années
(6è en 1989) ne sera pas suffisant pour retrouver l'Europe. De
plus ces années se terminent par une rétrogradation pour
raisons financières (1991). Après le depôt de bilan,
le club devient Olympique Gymnaste Club de Nice-Côte d'Azur.
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La Coupe est de nouveau
niçoise en 1997 |
Trois saisons pour remonter (1994), trois saisons pour redescendre (1997)
mais la pilule passe un peu mieux car nous remportons notre 3è
Coupe de France contre Guingamp (1-1 et 4-3 aux tirs au but) devant
8.000 niçois au Parc des Princes à Paris.
En Coupe des Coupes nous passons le premier tour sans trop de difficulté
(3-1 et 1-1 contre les écossais de Kilmarnock). Nous serons éliminés
au tour suivant par les tchèques du Slavia Prague sans avoir été
battus (2-2 et 1-1).
Après une médiocre saison 97/98 (14è), l’arrivée
des Italiens à la tête du club va faire naître beaucoup
d’espoirs. Malheureusement le rêve tourne au cauchemar. Trois
saisons de suite à se battre pour ne pas descendre en National
: 14è, 11è et 15è en se sauvant à l’avant-dernière
journée. Valse des entraîneurs, recrutements ratés,
guéguerre entre les différentes composantes du club, repreneurs
éconduits.
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Le Gym enfin de
retour parmi l'élite après 5 ans de galère
! |
Aux 2/3 de la saison 2001/2002 les italiens vendent. Nous finissons troisième
et obtenons le ticket pour la montée. Mais l’histoire dérape,
la DNCG nous rétrograde en National pour raisons financières.
Nous faisons appel avec un dossier étoffé et présenté
par de nouveaux dirigeants. Peine perdue, sanction confirmée. Nous
en appelons alors au Comité Olympique qui admet notre réclamation
et enfin le Conseil Fédéral demande un nouvel examen de
notre situation et le 19 juillet nous sommes enfin là où
le sport nous avait conduit : en Ligue 1 !
Avec une préparation de moins de quinze jours et un recrutement express, l'OGCN est la surprise du Championnat et pointera 12 fois en tête de la L1, seulement devancé d'un point par Marseille pour le titre de Champion d'Automne ! Fatigués, les aiglons baissent un peu de rythme en 2003 mais se qualifient néanmoins pour la Coupe Intertoto.
La saison 2003-2004 est la saison de la confirmation en L1. Après avoir passé le 2ème tour de l’ Intertoto face à Örgryte (Suède), l’OGC Nice est éliminé par le futur Champion d’Allemagne, le Werder de Brême, d’extrème justesse (match 0-0 0-1). Place au Championnat et belle victoire à Auxerre pour commencer ! Les Aiglons ne tarderont pas à assurer le maintien, objectif avoué du Club, dès le mois de février. Nice finira logiquement derrière les grosses équipes, à la 11ème place, mais réussira néanmoins à accrocher l’Intertoto. La saison suivante est plus difficile. Le Gym ne se sauvera qu'à la 37è journée. A 4 matches de la fin, Gernot Rohr était remplacé par Gérard Buscher. Au final l'OGCN termine à une 12è place qui ne reflète pas les difficultés rencontrées durant la phase retour.
Pour conduire l'OGCN vers l'entrée dans son nouveau stade, les dirigeants niçois choisissent de faire confiance à Frédéric Antonetti pour conduire l'équipe.
Michel Oreggia
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