Accueil Site officiel de l'OGC Nice

Kilmarnock and Rol

Ancien

16 avril 2018

Kilmarnock and Rol

Le 18 septembre 1997, il découvrit l’Europe au Ray, avec le Gym, contre Kilmarnock. Il se jeta dans la cocotte la tête en avant. Un but mémorable et deux décennies sont passés depuis cette délicieuse soirée. Avant d’être mis à l’honneur ce dimanche, en marge de Nice - Montpellier, Mickaël Rol a descellé le livre pour ressusciter l’instant.

Mickaël, tu n’as passé que deux saisons au Gym et, pourtant, tu n’as jamais rompu le lien.
J’ai vécu une super aventure ici, je me suis éclaté. Malheureusement, je suis arrivé trop jeune, je n’étais pas assez pro. Avec un peu de rigueur, j’aurais pu plus jouer. Mais je sortais du centre de Lyon et j’ai débarqué à Nice, dans un endroit magnifique, avec tous les avantages que tu peux imaginer. Fred Martin se fait les croisés, je fais une bonne première partie de saison (97/98), je suis titulaire à quasiment tous les matchs. La suite se déroule moins bien. Et quand les Italiens sont arrivés, c’était un peu n’importe quoi. Mais quand j’y repense, j’ai adoré cette période...

Pourquoi ?
Parce que c’était un régal ! Il y avait une telle effervescence autour du club, une telle ferveur, une telle fièvre... Le Ray était un stade de fou. Ici, je me suis fait plein d’amis que je vois toujours et j’ai rencontré ma femme, Stéphanie, que j’ai embarquée dans mes bagages à Niort. Maintenant, nous avons 2 enfants. Ma belle-famille est Niçoise, elle habite au-dessus de Drap. Il y a plein de raisons qui font que je reviens souvent et chaque fois que je le peux, je vais à l’Allianz Riviera.

Qu’est-ce que tu t’es dit la première fois que tu es arrivé ici ? 
Le club était un peu à l’ancienne mais il y avait la rigueur d’un coach yougoslave, Silvester Takac. L’équipe était un bon mix de mecs expérimentés - comme Mattio, Valencony, Gioria, Huc - et de jeunes. L’ambiance était belle et, dehors, comme certains joueurs de L1 venaient d'arriver au mercato, on sentait énormément d’attentes. Le groupe regorgeait de bonnes individualités mais, finalement, la mayonnaise n’a pas pris. Malgré tout, nous avons passé de bons moments…

Kilmarnock.
Ça reste un des meilleurs moments de ma vie de foot. Quelle joie, quelle liesse ! Il y avait une ambiance de dingue, même contre le Slavia au tour d'après. Je connaissais tout juste la L2 et je me suis retrouvé plongé dans une Coupe d’Europe (la Coupe des Coupes), dans un match télévisé – ce qui peut paraître normal aujourd’hui mais qui était rare à l’époque. Et, au final, je marque... (victoire 3-1 à l’aller, 1-1 au retour). J’ai retrouvé la vidéo sur Youtube et je l’ai montrée à mon fils. Mon but est à vie sur Youtube (il se marre) ! Malheureusement, il y a toujours la frustration de s’être fait sortir à Prague au tour d’après (2-2 à Nice, 1-1 en Tchéquie), sur une erreur de marquage de notre cher Onorati (rire). C’était une super aventure. D’ailleurs je le dis souvent, mais l’adrénaline et la joie qu’on peut vivre comme sportif, surtout dans le foot, tu ne la retrouves plus après. Il y a d’autres plaisirs mais plus celui-là. C’est pour ça qu’il faut en profiter. 

Des regrets ?
J’aurais pu mieux faire et réussir au Gym. Mais c’est comme ça. En 2002, après mon passage à Niort, je suis revenu m’entraîner avec la CFA du club en attendant de signer un contrat : je me suis fait les croisés, avec une année blanche derrière. Puis je signe à Cherbourg et « pan », une pubalgie. Derrière, je vais à Valence, on monte et le club dépose le bilan… Enfin je signe à l’ETG avec la reconversion dont on a parlé. Ma carrière a été semée d’embûches mais s’est bien terminée. 

Que penses-tu de l’évolution du Gym ?
En 20 ans, elle est impressionnante. Le président Cohen a fait du bien et le président Rivère a permis au club de prendre une nouvelle dimension. Nouvelles structures, nouveau centre, style de jeu, excellente cellule de recrutement : il y a tout pour continuer à former et à être européen. Cette année, il faut encore que le Gym accroche cette Europe, il peut le faire ! Après un gros passage à vide, la dynamique est bonne. C’est pour ça que le match de dimanche est très, très important. 

Rendez-vous à 13h30 au Café des Aiglons 
Dimanche, Mickaël Rol partira à la rencontre des supporters niçois au Café des Aiglons, à partir de 13h30. Il recevra le trophée des Anciens Aiglons dans le rond central avant le coup d'envoi. 

Retrouvez l'intégralité de son interview dans le prochain OGCNICE.mag.