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Le temps de Coly

Focus

13 février 2018

Le temps de Coly

Il a patienté avant de se lancer. Dans l'ombre, au travail. A quelques jours de l’un des matchs les plus importants de l’histoire moderne du club, face au Lokomotiv Moscou (16e de finale aller de l’Europa League), Racine Coly est sorti de sa réserve, sans pour autant élever la voix. Placide, le latéral gauche attend la suite avec envie. Conscient du travail qu’il reste à accomplir et déterminé à avancer.

« C’est quelque chose qui me donne beaucoup d’émotions, car je n’ai jamais disputé une telle compétition… » La simplicité du ton colle à celle de l’analyse. Il faut dire que la nature de certains rendez-vous en dit plus long que de grands discours. De la Serie B à l’Europe, l’itinéraire de l’ancien de Brescia a emprunté des virages abrupts, comme pour soumettre sa progression et son chemin au révélateur de la détermination. Arrivé à la fin du mercato d’été, il est apparu en équipe première pour la première fois contre le Vitesse Arnhem (défaite 0-1 le 7 décembre), Lucien Favre ne le jugeant « pas encore prêt » pour l’équipe fanion.

« Pour parler franchement, je n’ai jamais regretté mon choix, tranche le Sénégalais, même si c’était dur. Mes coéquipiers, le coach et le staff m’ont beaucoup aidé. J’ai travaillé en attendant mon heure ». Le chantier s’attaque "à la bétonneuse" : le latéral, qui pensait « tout le temps, à attaquer », selon ses propres mots, doit devenir un défenseur, et l’avoue simplement : « J’étais habitué à avoir trois mecs derrière, ici je trouve une défense à 4, j’ai dû prendre des repères par rapport aux centraux. J’ai mis du temps, je le sais, mais le coach m’a bien aidé à m’entraîner sur ce système »


« Au Sénégal, tout mon quartier supporte l’OGC Nice »


Ces premières semaines compliquées ne l’empêchent pas d’apprivoiser son nouvel environnement. Il aime la capitale azuréenne, dans laquelle il se « promène souvent ». Apprécie la clémence du temps. Dans le vestiaire, il trouve peu à peu sa place, même s’il évolue en réserve le week-end. Garde le contact avec ses « potes de Brescia », pour qui « ce n’est pas facile cette saison (18e de Serie B après 25 journées) » et, bien évidemment, avec sa terre d’origine.


« Le Sénégal est un pays de foot,
pose-t-il doucement à propos d’un pays qui disputera la prochaine Coupe du Monde en Russie. La L1, là-bas, est suivie en direct, tout le temps. Avant les matchs, je sais que les gens regardent si je fais partie de la compo’, car ils m’en parlent souvent. Et maintenant, tout mon quartier supporte l’OGC Nice ». « Maintenant », le gaucher enchaîne les titularisations dans l’élite (4, série en cours), après les blessures de Christophe Jallet et Max Le Marchand. Il pointe le bout de son nez mais ne s'emballe pas. « Je pense avoir saisi la chance que le coach m’a donnée, poursuit-t-il, mais ce n’est pas fini. Il reste encore beaucoup de travail à faire, notamment dans les un contre un défensifs ».

Une piste de travail claire pour un élément aspirant néanmoins « à progresser dans tous les domaines ». Sans se projeter plus loin que l’immense rendez-vous qui attend les Aiglons ce jeudi.

« Le Lokomotiv est une bonne équipe. On doit tout donner, parce que ça va être la guerre. On doit se préparer sur tous les plans. Et personnellement, je sais ce qui m’attend si je dois jouer... »

Une conclusion baignant dans l’espoir, l’ambition et l’humilité.

C.D.