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Obbadi, nouveau doyen

Interview

17 février 2017

Obbadi, nouveau doyen

Deux entrées en piste et 15 jours d'entraînement auront suffi pour que Mounir Obbadi se sente chez lui. Dans le jeu et dans la vie. A l'aise sur le pré et discret en-dehors, le milieu de terrain monte en puissance avec sérénité. A 33 ans, le nouveau doyen du groupe a pris le temps de faire le point.

Mounir, tu es arrivé cet hiver, pourtant on a le sentiment que tu es ici depuis des années. Que penses-tu de cette impression ?
Tout d'abord, je tiens à remercier les dirigeants du club, les joueurs et le staff qui m'ont très bien accueilli. Grâce à eux, l'intégration a été beaucoup plus facile pour moi. Il y a un groupe magnifique, une bonne ambiance, ça rigole, ça prend du plaisir, ça chambre... En-dehors ou sur le terrain, il y a beaucoup de joie. Ça se retrouve dans le jeu.

Comment juges-tu tes deux premières sorties ?
C'est plutôt positif. J'essaye d'apporter mes qualités et mon expérience. Sur le plan collectif, le groupe est assez jeune mais déjà compétitif. Il possède un bel avenir.

Après une saison pleine à Lille, tu n'as pas joué beaucoup lors des 6 premiers mois de l'actuelle : où en es-tu physiquement ?
J'ai eu quelques pépins physiques en début d'année. J'avais aussi quelques soucis. Aujourd'hui, petit à petit, je vais monter en puissance et retrouver mon rythme. J'ai déjà de bonnes sensations. Pour l'instant, tout se passe très bien. Pourvu que ça continue...
 

"Je me sens bien dans cette équipe et dans cette ville magnifique"


La CAN a-t-elle laissé des traces ?
Oui. La CAN, c'est fatiguant, que ce soit mentalement ou physiquement. Il faisait très chaud, quasiment 35°, avec beaucoup d'humidité. Ce n'est pas facile, mais c'est bon, j'ai bien récupéré. Je suis prêt à me donner à 100 % d'ici à la fin de saison.

Partir dans un nouveau groupe, c'est aussi se remettre en danger, même quand on possède ton vécu...
C'est un nouveau challenge. J'ai assez d'expérience pour m'adapter. Je suis très heureux d'être ici. Il y a tout pour réussir.

Sportivement, tu as quitté un LOSC en difficulté pour un Gym luttant en haut du tableau...
J'avais cette opportunité, je n'ai pas hésité une seule seconde. Le Gym est un beau club, avec une belle équipe et de bons supporters. Je suis content d'être là.

Quels objectifs t'a-t-on annoncé à ta venue ?
Je ne sais pas quelle place on va atteindre, mais on va tout donner pour figurer le plus haut possible ! Personnellement, je suis venu pour prendre du plaisir, je me sens bien dans cette équipe et dans cette ville magnifique. Je connaissais le coin, mais je suis très heureux d'évoluer au Gym. Il y a tout pour s'éclater.

Tu es le nouveau doyen du groupe rouge et noir. Même si tu connaissais la situation avant de t'engager, t'attendais-tu à des coéquipiers aussi jeunes ?
(sourire) Je connaissais bien Younes Belhanda avec qui je suis en sélection. Avant que je vienne, on avait un peu échangé, mais pas plus que ça...

As-tu été surpris par certains jeunes ?
Non, parce que j'avais déjà évolué contre beaucoup. Ils démontrent depuis dès années qu'ils jouent bien au football.
 

"Jeune ou moins jeune, les conseils se donnent d'une manière réciproque"


"Apporter ton expérience" : comment ça se matérialise au quotidien ?
Au niveau individuel, tout d'abord. C'est à moi d'être performant sur le terrain. Après, bien sûr, si je peux aider un coéquipier, jeune ou moins jeune, je vais essayer de lui parler simplement. Et si un jeune vient à son tour à me faire une remarque, il n'y aura aucun souci. On est ensemble pour avancer. Jeune ou moins jeune, les conseils se donnent d'une manière réciproque.

Seul devant la défense, à deux récupérateurs ou en relayeur : tu restes un joueur polyvalent. Quel est le poste où tu te sens le plus à l'aise.
J'ai pas mal évolué à deux 6 comme quand j'étais à Monaco. Je peux me situer un peu plus haut en relayeur, que ce soit à gauche ou à droite. J'ai aussi disputé quelques matchs en sentinelle, mais pas beaucoup. Maintenant, si le coach me dit de jouer n'importe où, je le fais, car le principal est d'être sur le terrain. Je suis à sa disposition et à celle du groupe.

Tu as connu la bataille pour l'Europe avec Lille la saison passée. A-t-elle une saveur particulière ?
C'est sûr que c'est bon à jouer, mais il ne faut pas non plus se mettre de pression. On va faire notre petit bonhomme de chemin, sans regarder les autres équipes. Il faut seulement être concentrés sur nous. Si c'est le cas, il n'y a pas de raison...

Quand on te parle de Paris, Monaco et Lyon, qu'est-ce qui te vient à l'esprit ?
Rien de spécial. Paris, c'est un très très gros budget. Voilà. Encore une fois, on a un chemin à faire. Il ne faut pas regarder les autres.

Et quand on évoque Lorient, votre prochain adversaire ?
Tous les matchs sont difficiles. Il va falloir faire très attention, parce qu'ils ont de bons joueurs avec pas mal d'expérience en L1. On sait aussi que Lorient, ça joue bien au ballon. On est prévenus. J'ai vu qu'on s'était fait éliminer en Coupe de France là-bas. A nous d'être sérieux et de jouer notre football. Mais ce qui est sûr, c'est qu'on y va pour faire un bon résultat.

Propos recueillis par C.D.