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Pancho raconte l

Hommage

12 mai 2014

Pancho raconte l'incroyable Yeso

Yeso Amalfi, l'un des plus grands joueurs de l'histoire du Gym, vient de nous quitter à 88 ans. Pancho Gonzalez, une autre légende, lui rend hommage.

Si l'incontournable Pancho Gonzalez a contribué à l'ensemble des titres conquis par le Gym, il le doit aussi à Yeso Amalfi. Trois semaines sur un navire, l'Argentin débarquait à Villefranche-sur-Mer le 3 mai 1951. « Je devais aller à Paris. Mais Yeso, avec qui j'avais joué au Peñarol de Montevideo, m'a demandé si j'avais déjà signé. Puisque ma réponse était négative, il m'a emmené à la rue de l'Hôtel des Postes. Là-bas, il m'a présenté Numa Andoire, l'entraîneur, et François Sattegna, le président. » Le lendemain, un essai de 30 minutes suffit à Pancho pour convaincre les dirigeants niçois et s'engager avec un club qu'il ne quittera plus jamais.

Si Amalfi et Gonzalez n'ont fait que se croiser au Gym, les deux hommes se connaissent bien. « C'était un Brésilien au talent supérieur », poursuit Pancho. « Il faut dire qu'il a joué pour les plus grands clubs de l'époque : le Peñarol, Boca Juniors, Nice... C'était un grand technicien. Un magicien pour qui le ballon n'avait aucun secret. C'était son copain. Il ne le frappait pas ; il le caressait. Et le ballon miaulait », se marre-t-il encore.

« Il rentrait 4-5 mètres après les autres »

Le tempérament extravagant du milieu offensif ? « Il avait un caractère spécial, mais certainement pas méchant. Il jouait pour les spectateurs. Il aimait le public et le public l'aimait. A l'entrée sur le terrain, il faisait exprès de rentrer 4-5 mètres après les autres, pour profiter de sa propre ovation. Tout le stade clamait "Yeso ! Yeso !". »

Joueur de classe internationale et homme hors-normes, selon Gonzalez : « C'était la vedette. Les femmes étaient folles de lui. Quand il se promenait en ville, même le tram lui klaxonnait. Et en grand blagueur, il lui est arrivé de s'allonger au beau milieu des rails. Lorsque le conducteur lui demandait de s'écarter, lui répondait : "N'embêtez pas Yeso, sinon je ne joue pas dimanche..." »

Y.F.