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Eric Roy : « Préparés au contexte » |
16/03/2010 |
Si la victoire au Mans a fait du bien, les Aiglons sont déjà tournés vers la réception du Paris-Saint-Germain, samedi à 19 heures. Dans une ambiance particulière cependant : la rencontre se jouera à huis clos...
Eric, le Gym va recevoir le PSG à huis clos, samedi. Avez-vous déjà vécu cette situation ?
En tant que joueur, non. La seule fois que je l'ai connue, c'était en tant que dirigeant, contre Auxerre (le 22 octobre 2005, victoire 1-0). C'est une situation un peu particulière. Mais au moins, avec le staff, on connait toutes nos « premières » les unes après les autres (rires). Plus sérieusement, et je l'ai déjà dit, c'est une décision que je regrette. J'ai l'impression qu'elle arrange tout le monde, sauf nous.
Pénalise-t-elle les joueurs ?
Ne pas avoir son public à domicile lors d'un match de gala, c'est toujours pénalisant. On avait proposé d'autres dates, sans faire injure à certains adversaires qui attirent moins les foules que le PSG. Mais notre appel a été rejeté. C'est comme ça... Le groupe est déjà tourné vers le match, sans le jouer avant, et préparé à le jouer dans ce contexte de stade sans public.
Rentrer dans son match sans supporters, est-ce plus difficile ?
Je me souviens de rencontres à l'issue desquelles on me vantait l'ambiance. Mais il m'est arrivé de ne pas savoir quoi répondre : j'avais tellement été dans mon match que je ne l'avais pas tant ressenti que les gens qui m'en parlaient. Quand on est appliqué, concentré, on fait parfois abstraction du climat. Et des fois, je pense même que c'est l'ambiance qui influence la perception du match. Une frappe ne sera pas vue de la même manière si elle est saluée par une clameur et si elle ne l'est pas.
Niveau sportif, on imagine que la victoire au Mans a apporté plus de sérénité au groupe...
Plus de sérénité, je ne sais pas. Mais constater que les joueurs ont été concentrés et qu'ils repartent sur les mêmes bases lors du premier entrainement de la deuxième semaine, c'est intéressant. On leur demande de travailler, d'assimiler ce qu'on leur propose pour préparer au mieux le match de samedi.
La semaine passée, vous teniez à dédramatiser l'incidence de ce match, sachant que dix autres restaient à jouer derrière. Finalement, Le Mans est apparu plus crispé que vous...
Oui, on disait aux joueurs que Le Mans avait certainement une obligation de victoire, ce qui n'était pas notre cas. Il était important de préciser que – contrairement à ce qui pouvait se dire dans les journaux – ce sont les Manceaux qui avaient le plus de pression sur les épaules. A l'inverse, ce n'est pas parce que nous n'avions pas cette nécessité de victoire que nous n'allions pas là-bas pour l'emporter...
Y.F.
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